12 Juillet 2010
10 semaines pour se préparer
Posté par Organisation

Dans 10 semaines, vous serez au départ de la première édition de Belle-Ile-en-trail. Si, la distance de 15 kilomètres, ne présente pas de difficultés majeures et est accessible au plus grand nombre, ce n'est pas le cas pour les deux autres épreuves.

Les participants du 42 et du 83 kilomètres devront arriver préparer à cette épreuve car il s'agit de courses aux difficultés majeures et spécifiques. Peu de courses en France (pour ne pas dire aucune) se courent aussi longtemps sur des sentiers côtiers aussi escarpés. 

Pour préparer Belle-Ile-en-trail, il faut à mon sens avoir trois atouts indispensables :

1 - Une bonne base foncière pour encaisser les kilomètres et les heures de courses. C'est l'atout prioritaire à posséder. Avec celà, on n'est pas sûr d'aller très vite mais presque certain d'arriver. C'est déjà beaucoup !  Vous l'avez peut-être développé toute cette saison en réalisant une saison complète de trail. Si ce n'est pas le cas, il faut démarrer dès à présent les sorties longues en endurance, à pied et à vélo.

2-  Etre fort musculairement. Belle-Ile-en-trail, c'est un up&down quasi permanent. Lorsque c'est plat, c'est du sable ou de la route... Vous ne pourrez pas placer de foulées régulières très longtemps. 3' de côtes, 1'30 de descente, 2' de plat et on recommence...Les sauts, les marches, les dévers sont nombreux. La succession de ces sollicitations va devenir pesante, vous attirez des courbatures et des crampes... La dernière partie du 83 entre Sauzon et Le Palais sera très usante et longue si vous n'avez plus de disponibilités musculaires. Seconde priorité, travailler le renforcement musculaire par le travail de pliométrie des membres inférieures et du travail de gainage.

3- Il faudra également disposer d'un maximum de fraicheur pour aborder cette épreuve. Penser faire de Belle-Ile-en-trail, une étape entre deux courses est une erreur. Ne sous-estimez pas la difficulté de l'épreuve. Même si le ratio distance/dénivelé est faible, l'engagement physique est fort. Nous sommes à S-10. La plannification idéale serait

Reprise-Mise en action S1

Entrainement S2-S3-S4

Récupération-capitalisation en S5

Entrainement S6-S7-S8

Récupération S9-S10 

Réaliser un bon entrainement et atteindre son objectif, c'est d'être capable aujourd'hui de définir ses forces et lacunes en rapport avec la course ciblée. Chacun a un niveau de forme, un vécu différent en ce mois de juillet. Il serait inutile de donner un programme type. Chacun doit composer son plan de vol. En fonction de vos axes de travail retenu, vous pourrez alors vous plonger dans la documentation pléthorique sur le net en matière d'entrainement ou demander conseil. Je passe régulièrement sur ce blog. Je vous répondrai avec plaisir

Bonne préparation et à bientôt 

Christophe Malardé 

 

04 Mai 2010
PENSEZ AU COVOITURAGE !!!!
Posté par Claude Leborgne

Bonjour à toutes et à tous...

Les inscriptions vont bon train, et l'organisation vous remercie pour votre confiance.

Pour rejoindre Belle Ile en Mer, il faudra vous rendre à Quiberon avant de prendre le bateau: nous ne pouvons que vous conseiller d'utiliser les transports en commun ou le covoiturage. Vous connaissez tous les arguments en faveur de cette démarche mais il en est un que je souhaite rajouter: grâce au covoiturage, vous diminuez les contraintes liées au stationnement à Quiberon!

Nous vous proposons donc de laisser vos contacts à travers les commentaires de ce billet. N'hésitez surtout pas

A bientôt!

Claude

27 Février 2010
Un second compte-rendu by Yannick
Posté par Organisation

Samedi 21 Novembre, après la photo de groupe devant le port de Palais,et la citadelle,  nous démarrons vers 11 heures l’édition zéro du trail de belle île.


 


Nous nous connaissons tous pour la plupart: Bran HERY, un collègue prof EPS, partenaire en équipe au Grand raid de la réunion, et fin connaisseur des produits GO2, Raphaël LE CAM, collègue de boulot (prof EPS, encore !) et partenaire en raid multisports dans le team « Les amis de Steph-CRCO », Marc MAUNY, le troisième larron de l’équipe de raid, Arnaud et Tony LE STRAT, que je connais de nom par leurs résultats sur les trails bretons, Laurent GARNIEL, avec qui je termine de nuit au Trail du Grand Brassac, un pote de Bran: Karl, et enfin christophe MALARDE, un jeune espoir du Trail 

Nous attaquons le contournement de la ville par les remparts VAUBAN, (ce sera grandiose de nuit ! Avec un peu d’éclairage type torches, ce sera féerique !)
Puis nous attaquons la première partie jusqu’aux Grands sables. C’est assez roulant, mais nous sommes tous assez cool, car nous savons que la journée n’est pas finie.

 


La traversée le la plage des Grands sables est un moment de pur bonheur :

 

 


La portion suivante est marquée par la tentative de Bran de bloquer le peloton pour laisser les échappées s’en aller (laurent et raph ). 
Le peloton devient nerveux, et profite d’une pancarte absente (balancée dans la lande) pour passer. Les premières accélérations ne se font pas attendre et j’en profite pour rejoindre laurent et raph. Cette portion les Grands sables – Locmaria était la seule de l’île que je ne connaissais pas. C’est superbe ! 
Nous arrivons ensemble au premier ravito à Locmaria en 1h45. Christophe et Marc suivent à quelques minutes.
 

 


Nous repartons, et passons la pointe du Skeul. Laurent prend le large malgré la tempête !
Nous courons désormais à bonne allure. Nous sommes rejoints par christophe et Arnaud.
 

 

Nous voilà au ravitaillement d’Herlin (non prévu le jour J). C’est une petite boucle pour passer dans le hameau et éviter Baluden, une zone protégée.
Laurent est déjà passé (il a raté l’arrivée du fourgon ravito), nous repartons à 4 (raph, christophe, et arnaud) . Nous rattrapons Laurent qui avait fait demi tour s’inquiétant de ne plus voir personne.
Nous arrivons ensuite assez rapidement à BANGOR (deuxième ravito le jour J) Nous en sommes à 38 kms et 3h45 de course. Ca ne paraît pas très rapide, ça veut donc dire que le terrain est exigeant en raison des innombrables montées descentes sur les moindres petites criques. Nous ne sommes pas non plus en mode « compétition ».
Cependant, les jambes commencent à être lourdes (pour moi, restes de la Réunion ?).
Il était prévu d’arrêter là pour aujourd’hui, mais nous décidons tous les 4 de continuer.
Christophe repart seul en premier… Il n’a plus la même allure que nous, désormais.
Nous récupérons la plage de Kérel suite au détour pour le ravitaillement de BANGOR, et nous rattrapons Bran, qui n’a pas vu le fléchage faisant remonter au ravito.
Raph ayant accéléré, j’essaye de ne pas le lâcher et je passe à côté de Bran…Je ne vois plus arnaud dans le rétro. Il a dû avoir un coup de moins bien.
Je m’accroche, mais je vois partir raph..c’est mon tour d’avoir le coup de mou. Je me fais rattraper par bran qui en profite pour me chambrer… Peu de temps après, Arnaud nous rejoints et nous terminons ensemble aux aiguilles de port Coton (en passant par le Grand Phare) en 4h40 et 47 kms au compteur. Je suis bien content qu’il y ait une assistance pour nous récupérer car je suis complètement cuit. Il tombe des cordes depuis 20 min et nous nous mettons agréablement à l’abri. S’il avait fallu faire le tour aujourd’hui, je pense que je ne serai pas allé au bout…Il faudra donc partir très prudemment…
Nous rejoignons Marc qui s’était arrêté à BANGOR, il nous manque karl et tony.
Raph, Laurent et Christophe iront jusqu’aux grottes de l’Apothicairerie. (1 heure, 1 heure 1/4 de plus environ).
 

Nous attaquons le lendemain matin à 8 heures.
Le vent souffle. La météo a annoncé des pointes à 110 km/h. il faudra donc lutter  entre l’apothicairerie et la pointe des poulains avec des passages vent de face.
Claude, José et un autre organisateur sont de la sortie dominicale. Claude annonce 2h20 maxi.
C’est ce qu’il avait dit à christophe lors de son tour complet en septembre, et il lui a fallu 3 heures, complétement cuit pour rallier le Palais. Donc prudence.
Pas pour bip bip (le surnom de laurent) il démarre au ¼ de tour. Raph et moi le suivons à distance, alors que le reste du groupe démarre encore plus tranquillement.
Arnaud revient sur moi, puis aux abords de la pointe des poulains rejoint le binôme de tête Raph et laurent. Les jambes commencent à revenir et je décide donc, de leur prendre la roue.
Lorsque nous nous croisons de chaque côté d’une crique, je regarde le chrono. Je suis à 1min 30 environ. L’écart se stabilise. Nous arrivons à sauzon. La traversée du village, le long des quais est vraiment un délice. Sauzon est une vraie carte postale. L’Image du port breton.
Je profite du bitume et des courbes pour accélérer un peu. Le passage en single track dans les landes en remontant après Sauzon  est un vrai régal. Je reviens, au fond de la ria, à 1min.
Je tourne la tête de l’autre côté, et j’aperçois une flèche rouge, je regarde la montre. Christophe à décider de « visser » et revient comme une balle. Il est à 2mn30.
Je vais essayer de tenir le plus longtemps possible. Toutes les montées sont faîtes en courant, et je relance vite sur le plat.  Je rattrape Laurent sous une pluie diluvienne. Je sens que Christophe ne doit pas être loin derrière. Il me reprend au niveau de la pointe de Kerzo.
2’30 en ¼ d’heures environ. «  D’accord, d’accord,  t’es plus un espoir, c’était une blague ! »

 

 

 

J’essaye de m’accrocher un peu. Sur le plat et les descentes glissantes, ça va, mais dans les montées…on a pas la même vitesse. Du coup évidemment, je prends un petit coup de bambou après. Je continue à les voir dans les criques, mais l’écart se creuse un peu.
Un gel, et un peu de boisson énergétique et ça repart. Je regarde derrière, je ne vois pas Laurent dans les criques… Mais  juste avant port Jean, l’absence d’un balisage m’envoie à la pointe. En bon orienteur, j’essaie de passer un peu en force dans les ajoncs, et récupérer la plage. Impossible. Je suis obligé de faire demi tour. En retournant sur le dernier changement de direction, je retrouve Laurent. Cet aller retour m’aura coûter au moins 2min.
Nous terminons le parcours ensemble. Quel bonheur d’apercevoir la pointe de taillefer et de savoir que le Palais est juste derrière. La fin est magique en passant à l’intérieur de la citadelle.
Nous bouclons les 23 kms en 1h55. Christophe termine en 1h48 et Raph et Arnaud quelques minutes derrière lui. Nous ne nous sommes pas arrêtés en chemin pour ramasser les nombreux champignons. On s’est bien fait plaisir en allumant un peu. Cette partie est vraiment magnifique. Les raidillons sont moins longs que sur la partie pointe du Skeul – Herlin, mais sont très cassants et très nombreux…Il faudra le jour J en garder sous le pied pour ne pas terminer sur les rotules. Ce sera à mon avis, la gestion de l’effort qui sera prépondérante, et terminer ainsi Le Défi du Tour de Belle ile. De l’avis de tous, Le Trail à ne pas manquer en 2010 
 
Pour en savoir plus : le blog de yannick : http://yannickbeauvir.over-blog.com/